L'incroyable épopée de Tati & Papi Dézil

Mardi 2 Janvier 2007

Pêle-Mêle

En raison de nos excédents de bagages démesurés (comme d'habitude), et de nos deux précédentes traversées maritimes extrêmement détestables, Jean-Claude, était parti seul en bateau, Parviz devant le rejoindre quelques jours après en avion.


Tsunami sur le lagon !
Premier incident imprévisible... presque Folklorique !

Nous étions en période pré-électorale. Le frère de l'ancien dictateur, lui même condamné et interdit de séjour, décide de sortir d'exil pour présenter sa candidature à lélection Présidentielle.

Réaction inattendue du gouvernement : fermer « sine die » l'aéroport de Tamatave, son fief. Deux semaines plus tard, lors de la réouverture, il n'y a plus de place d'avion à destination de Sainte-Marie.

Il est de plus en plus "urgent d'attendre" ! Parviz et moi, nous donnons rendez-vous à Tananarive, (la capitale en plein centre de l'île) pour réfléchir plus sereinement à notre « avenir » !

Deuxième incident imprévu... les choses se dramatisent... 1 mort (lointain) !

Nous sommes maintenant en pleine période électorale. Parviz doit arriver dans quelques heures. Coup fil angoissé : que se passe t il à Tana ? Une radio Réunionnaise, informée par la diaspora malgache, prétend qu'il y a un coup d'état et même des morts... Faut-il venir ? Y'a t'il danger ?

Sur place tout semble calme. Renseignement pris un début de coup de force vient d'avoir lieu dans une caserne par un général flanqué de quelques de comparses. Mais l'armée, fidèle au Président, mate cette mini rébellion. Bilan un mort quand même.


Troisième incident imprévu... gravissime celui-là, 4 Morts (dont deux proches) !


Soigneusement caché par la presse malgache, mais révélé par téléphone par nos amis et voisins, une nouvelle atroce vient nous boulverser.

L'une de nos très proches relations de Sainte Marie, en qui nous avions toute confiance, aurait commandité une exécution, à la manière mafieuse. Deux individus venant de la « Grande terre » équipés d'armes militaires, avaient exécuté froidement l'épicier de notre village d'une balle dans la tête, (semble t'il pour des questions de contrôle territorial du marché de la girofle).

Les villageois, sans jugement, selon la coutume (dina), mais interdite par la loi moderne, ont exécuté au coupe-coupe les deux exécuteurs (apparemment avec la bénédiction, voire l'appui, des forces de l'ordre)

L'un des deux mercenaires a dénoncé avant de mourir notre piroguier comme étant le commanditaire, lequel a été attrapé par les gendarmes alors qu'il prenait la fuite. Jeté en prison... Il y serait mort... officiellement « de remords » !!!.

Là, ce n'était plus une goutte d'eau qui faisait déborder le vase, mais un véritable tsunami qui submergeait le lagon..

Le climat psychologique devenu insupportable et les difficultés matérielles du fait de l'incertitude sociopolitique fit que nous décidions d'attendre quelques temps, en terrain, a priori, moins périlleux... pour y voir clair.

Nous sommes royalement accueillis par des cousins charmants et dévoués, possédant une usine développant une activité unique à Madagascar. Jean-Claude tout en explorant d'éventuels débouchés autour de la télématique, développe un portail Web pour cette entreprise (cliquer ICI .sunthesis.net/).

Trois mois se sont encore écoulés. Il est temps pour lui d'effectuer son contrôle médical trimestriel, et de régler quelques tracassins administratifs encore en suspens, notamment autour de son statut de retraité...

Jean-Claude RIDOLCE
Rédigé par Jean-Claude RIDOLCE le Mardi 2 Janvier 2007 à 19:43

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