L'incroyable épopée de Tati & Papi Dézil

Pêle-Mêle

Jardin Tropical... fleur exotique de l'espoir
Nous avions passé le réveillon de Saint Sylvestre dans l'un des plus grands hôtels de l'île, créé il y a 35 ans et maintenu de main de maître par la Famille Blondel. Nous avons ainsi fait la connaissance de plusieurs Vazahas (étrangers), de métisses et de Zanatany (émigrés de longue date) et quelques Malgaches de haut rang. Beaucoup parlaient avec simplicité de leur réussite dans cette île, historiquement et culturellement en marge de « la grande terre ».

L'intégration ne semblait pas si difficile que nous le redoutions. Parviz achevait sa dernière année d'enseignement. Le défi qui nous avait été lancé par Michelle, fondatrice de l'orphelinat, avait déjà donné lieu à une profonde analyse de problématiques variées tant génériques que spécifiques.

Il était évident que pour mener à bien un tel challenge, il nous faudrait vivre au moins alternativement à la Réunion et à Sainte Marie. Par ailleurs le diabète de Jean-Claude et les liens familiaux de Parviz imposaient de rester en contact régulier avec notre "civilisation".

Le hasard nous fit découvrir un terrain retourné en friche (tropicale), mais doté de 200 mètres de plage de sable blanc rafraîchie par l'ombre de badamiers géants et cocotiers.

Une rapide enquête nous apprenait qu'il s'agissait d'un ancien établissement hôtelier, créé par un Belge, et en faillite depuis bientôt cinq ans. Tous les bâtiments étaient effondrés et le principal matériel, un puissant groupe électrogène, pataugeait dans un marécage.

Nous retrouvions le propriétaire du terrain qui n'était autre que le "doyen", chef spirituel du village. Quelques tractations avec l'octogénaire, et nous convenions d'un bail emphytéotique de 25 ans. Parallèlement avec un voisin, métisse retraité de l'armée Française, réinstallé comme entrepreneur à quelques Km de là, nous élaborions un plan de réhabilitation.

Ayant confié cette charge à notre nouvel ami, nous repartions pour quelques mois à la Réunion. Trois mois plus tard, comme convenu, je revenais, seul, pour une visite de contrôle.

Le travail accompli était déjà considérable. Deux bungalows (sur onze) avaient été réhabilités, et surtout le groupe avait été sorti de la vase, démonté, et remonté pièce par pièce à l'intérieur d'un nouveau bâtiment. Miraculeusement il fonctionnait parfaitement, ainsi que le réseau de distribution. Un bâtiment central avait également été restauré pouvant servir provisoirement de cuisine et de salle à manger.

Tout était là... prêt pour une retraite de rêve !

Jean-Claude RIDOLCE
Rédigé par Jean-Claude RIDOLCE le Samedi 31 Mars 2007 à 17:02

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